Groupe TRACES

Communication et Culture Scientifiques - Cognition, Société

Le groupe TRACES et le C2So organisent un cycle de conférences sur le thème : Communication, Science, Culture et Société

La vulgarisation scientifique : une mode ? Une nécessité ? Une illusion ?

Certains lundis à partir de 18h, dès le 26 janvier 2009

Ecole normale supérieure de Lyon
46 allée d'Italie - 69007 Lyon

Amphithéâtre Schrödinger

Programme

Date (2009) Thème Son Intervenant
Lundi 26 Janvier Ouverture du cycle de conférences"Effervesciences !", Conférence expérimentale interactive Richard-Emmanuel Eastes, Président des Atomes Crochus, agrégé de chimie, Département d'études cognitives de l'Ecole normale supérieure (Paris)
Lundi 23 Février Les sciences à l'âge des publics
wormser

Gérard Wormser, philosophe, chargé de mission Science et société à l'ENS-Lsh
découvrez une vidéo d'une autre conférence à l'ENS de Lyon ici

Lundi 9 Mars La vulgarisation : les modèles et les publics
le marec
Joelle Le Marec, professeur en Sciences de l'information et de la communication, Directrice du laboratoire C2So "Communication, culture et société", ENS-Lsh
Lundi 23 Mars Communication scientifique et réflexivité
jurdant
Baudouin Jurdant, professeur en Sciences de l'information et de la communication, université Paris Diderot
Lundi 27 Avril Imaginaires en miroir : la science rêvée des cinémas, le cinéma rêve de science...
Matteo Merzagora, Journaliste scientifique, Muséologue

Contact : Mélodie Robach

 

Descriptif de l'intervention du 26 janvier 2009

Ouverture du cycle de conférence le 26 janvier 2009

Effervesciences ! Conférence expérimentale et interactive

Parce que les conférences consistent souvent à apporter des réponses à des questions que le public ne se pose pas, le Professeur Spatule propose des expériences qui n'illustrent que les questions qui lui sont posées ! Comment ? Vous le découvrirez en assistant à sa conférence expérimentale interactive, contre-intuitive et festive, sur des thèmes qui vous intrigueront, vous amuseront ou vous inspireront l'envie d'aborder d'autres sujets scientifiques d'actualité. Des expériences, du spectacle, des quizz, des défis théoriques et expérimentaux... Aucun thème particulier n'est retenu et personne ne sait à l'avance de quoi la conférence sera faite : c'est vous qui déciderez... Un fil conducteur tout de même : l'approche simple, ludique et interactive des phénomènes mis en œuvre, livrés à vos sens... et à votre bon sens. Une conférence faite pour vous, à condition que vous soyez curieux !

Une entrée festive idéale pour initier un questionnement nécessaire sur la vulgarisation scientifique, ses objectifs et ses pratiques.

Richard-Emmanuel Eastes est professeur agrégé de chimie, enseignant-chercheur au Département d'études cognitives de l'Ecole normale supérieur, en charge du programme "Education-Valorisation- Ethique" . Il y enseigne la communication scientifique, les processus d'apprentissage et l'analyse des relations nature-science-société au sein du groupe TRACES .Il est membre du bureau national de la Commission chimie et société et fondateur de l'association de vulgarisation scientifique "Les Atomes Crochus" dont il assure la présidence.

 

 

Descriptif de l'intervention du 23 février 2009

Les sciences à l'âge des publics

Longtemps confinés aux cercles de spécialistes, les discussions scientifiques sont aujourd'hui « arraisonnées » par le débat démocratique. Commencée au 18e siècle, cette socialisation de la science a d'abord trouvé son milieu de réception dans les Salons, les Académies, et une forme éditoriale : l'encyclopédie : ce sont les premiers développements d'une réflexivité collective autour de la connaissance.

Après plusieurs siècles durant lesquels l'essor de la recherche a engendré la transformation des sociétés et contribué à des catastrophes collectives inédites, le développement des rationalités conduit à multiplier les lieux d'expression et de débat. Le Web 2.0 et les technologies numériques sont le vecteur du contrôle démocratique des décisions scientifiques. Encore embryonnaire, il porte en lui une part essentielle de la circulation sociale des connaissances. Ces processus d'information et de réflexion renforcent les possibilités d'intervention civiques centrées sur les enjeux et conséquences des « entreprises de connaissance » .

Gérard Wormser , philosophe, est chargé de mission Science et société à l'ENS LSH. Il a publié sur des questions de philosophie morale et d'éthique médicale, anime un café philo à Lyon, et développe une revue électronique internationale (visiter le site).

 

 

Descriptif de l'intervention du 9 mars 2009

La vulgarisation : modèles et publics

La recherche concernant les modèles de la vulgarisation conduit souvent à une critique des nombreuses idées toutes faites qui circulent, notamment chez les chercheurs et les acteurs politiques. Ces idées toutes faites sont particulièrement nombreuses et robustes lorsqu'il est question du public.

Nous souhaitons présenter brièvement la manière dont différentes acceptions de la notion de public se sont construites et ont co-existé, et évoquer ses usages sociaux très contrastés. Nous détaillerons le cas particulier de la vulgarisation, et des études des publics et pratiques liées aux productions culturelles à propos de sciences.

Joelle Le Marec est professeure en Sciences de l'information et de la communication, Directrice du laboratoire C2So "Communication, culture et société", à l'ENS LSH. Elle travaille et publie, depuis 1988, sur les usages des technologies de l'information et de la communication liées aux institutions savantes (bibliothèques, musées et expositions, universités), sur les pratiques culturelles et la circulation sociale des savoirs, dans une perspective communicationnelle.

 

 

Descriptif de l'intervention du 23 mars 2009

Communication scientifique et réflexivité

Le fonctionnement communicationnel des communautés scientifiques présente un paradoxe intéressant : autant les scientifiques se révèlent excellents communicateurs entre eux à l’intérieur d’un même paradigme, autant leurs tentatives de communiquer leurs résultats à des non-spécialistes rencontrent des problèmes si difficiles à résoudre que, bien souvent, ils se découragent et montrent alors une tendance à se replier sur eux-mêmes, nourrissant par là le mythe de la tour d’ivoire.

On examinera tout d’abord ce qui fonde l’aisance communicationnelle dont les scientifiques témoignent entre eux. Ensuite, j’aborderai les difficultés qu’ils rencontrent dès qu’ils ont affaire à des non-spécialistes en prenant appui sur l’analyse de la vulgarisation scientifique. En troisième lieu, je tenterai de soutenir l’idée que cette vulgarisation constitue depuis sa naissance historique au XVIIe siècle un dispositif propre à assurer au discours scientifique une certaine réflexivité. Je terminerai en montrant en quoi les changements qui ont affecté le statut socio-politique et culturel des sciences aujourd’hui nécessitent plus que jamais une circulation beaucoup plus ouverte et libre des savoirs scientifiques en suggérant quelques moyens pour l’assurer.

Baudouin Jurdant, spécialiste des questions de vulgarisation scientifique, est professeur en Sciences de l'information et de la communication, à l'université Paris Diderot.

 

 

Descriptif de l'intervention du 27 avril 2009

Imaginaires en miroir : la science rêvée des cinémas, le cinéma rêve de science...

Le cinéma de fiction grand public est un observatoire extraordinaire de l'imaginaire populaire vis à vis à la science. Les réalisateurs, auteurs, producteurs basent leurs succès sur le fait de savoir toucher des cordes sensibles chez le public : grâce à cela, ils savent interpréter ses espoirs, ses peurs, ses attentes. Y compris par rapport à la science. Cela peut donner des résultats parfois excellents, parfois horrifiants, mais toujours intéressants à étudier.

De Voyage dans la Lune aux Simpsons nous allons parcourir les représentations de la science et des scientifiques au cinéma, en nous concentrant sur les relations entre le scientifiques et d'autres acteurs sociaux, tout en cherchant à y lire en transparence des indices sur la perception public de la science.

Matteo Merzagora , est physicien, journaliste scientifique et spécialiste en communication des sciences.Concepteur d’expositions scientifiques, il est chargé des cours de muséologie scientifique à l'école doctorale d'excellence SISSA de Trieste, Italie, et assure des formations pour plusieurs institutions européennes (CNAM, Université Paris 7, Université Pompeu Fabra…). Membre du comité éditorial du International Journal of Science Communication, responsable scientifique de trois projets européens « science et société », il est consultant au programme Science dans la société du DG Recherche de la commission européenne en tant qu’évaluateur de projets. Il est auteur de six livres sur la vulgarisation des sciences en italien, anglais et portugais (parmi lesquels Scienza da vedere. L'immaginario scientifico sul grande e sul piccolo schermo, Sironi, 2007, sur l'imaginaire scientifique au cinéma et à la télévision). Il est Directeur scientifique du groupe TRACES .